Mai 2014

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Barbazan-Debat. Amarra et Les Voix d'Alaric : du plaisir à l'état pur

Publié le 04/05/2014 à 03:47, Mis à jour le 04/05/2014 à 08:43

 

Amarra et Les Voix d'Alaric réunis pour un final somptueux./Photo D. Cazzamiga.

 

On a failli refuser du monde, mercredi soir, dans l'église de Barbazan-Debat où les «locaux», Les Voix d'Alaric, accueillaient leurs amis, le groupe basque Amarra. Heureusement, les organisateurs ont fait preuve de beaucoup de gentillesse et de patience pour contenter les retardataires et nous avons pu assister, dans d'excellentes conditions, à une soirée qui, très certainement, restera longtemps gravée dans les mémoires.

On ne présente plus Les Voix d'Alaric, ce chœur mixte né il y a tout juste quelques années et qui ne cesse de gravir les échelons de la notoriété, grâce à la diversité de son répertoire et à la qualité de ses chanteuses et chanteurs. Par contre, Amarra est moins connu en Bigorre. Nous avons découvert ce groupe il y a trois ans, à Pouyastruc, avant son départ pour la Coupe du Monde de rugby en Nouvelle-Zélande, mais le contexte n'était pas le même. Voici, in extenso, ce que déclare le programme du concert à son sujet : Amarra (le lien) est né par l'association d'amis rugbymen qui, un jour, se sont retrouvés pour chanter leur Pays basque. Amarra est un otxote (huit chanteurs à 4 voix égales) auquel s'ajoutent des instruments de musique pour des chants traditionnels. Leur renommée est telle que grâce à l'un d'entre eux, qui n'est autre que le célèbre international Peio Dospital, ce groupe fut le fameux représentant de la France et de son équipe lors de la Coupe du Monde 2011 de rugby en Nouvelle-Zélande.

Des voix superbes, des instruments rythmiques de haut niveau, telle est la composition d'Amarra qui chante les racines de son pays au travers de chants religieux à des hommages, ainsi que des airs plus festifs traditionnels profanes.

Par égard à la notoriété de leurs invités, Les Voix d'Alaric se sont positionnées en vedette américaine et ont donné le coup d'envoi du spectacle. La chorale, sous la direction de Jean-Claude Hargous, a interprété six chants et a conclu par «L'Encatada», tiré du répertoire de Jan de Nadau, qui a soulevé l'enthousiasme de l'assistance.

Les Basques sont alors entrés en scène et là, que du bonheur !

Huit chanteurs, huit voix magnifiques et un florilège d'interprétations, allant du folklore basque à Offenbach, en passant par l'Écosse, la Nouvelle-Zélande, l'Espagne et le Portugal avec une mention spéciale pour «Kanta berri», un chant basque interprété a capella, qui a généré un tonnerre d'applaudissements. Puis, cerise sur le gateau, les petits sont venus chanter avec les grands et ensemble, ils se sont surpassés pour offrir un final digne des plus grands spectacles. Des soirées comme celle-là, on en redemande, vivement la prochaine…

J.-Ch.

La Dépèche du Midi